Habitat partagé : exemple de la maison “Le Peulet” à Toulouse
À Toulouse, la maison “Le Peulet”, portée depuis 2015 par une association de familles, accueille six adultes autistes de plus de 50 ans. Chacun dispose d’une chambre privée, les espaces de vie sont mutualisés. La plupart ont connu de longues périodes d’isolement ou des ruptures de parcours. Ici, la stabilité, la collaboration quotidienne (courses, cuisine…) et la présence d’accompagnants formés à l’autisme (3 professionnels pour 6 résidents) sont vécus comme de véritables leviers de progrès. L’un des points forts souvent signalés : la réduction du stress lié à l’isolement, mais aussi une montée en compétences sociales, même tardive.
Résidence inclusive “Habitat et Humanisme – Lou Papagai” à Blagnac
À Blagnac, la résidence inclusive “Lou Papagai”, animée par Habitat et Humanisme, accueille près d’une dizaine de seniors présentant divers handicaps – dont l’autisme. Chaque résident occupe un appartement individuel, avec des espaces communs en libre accès : salle polyvalente, jardin, atelier cuisine. Les locataires bénéficient d’une animation coordonnée par un référent, mais restent libres de participer ou non. Ici, c’est l’appel du “vivre chez soi sans rester seul” qui structure la dynamique. Points marquants relevés : maintien maximal de l’autonomie, accès facilité aux services de la commune (bibliothèque, transport, commerce), et souplesse pour moduler l’accompagnement (interventions à la demande, programme personnalisé).
Mais il faut le souligner : certains résidents autistes évoquent aussi la difficulté à s'intégrer dans le voisinage plus “ordinaire”, surtout si l’environnement manque de sensibilisation au handicap invisible.